Madame la Présidente, les OGM tels qu'ils nous sont imposés par les multinationales de l'agrochimie, les États-Unis et l'Union européenne sont inacceptables et dangereux.
D'une part, l'investissement nécessaire pour créer une nouvelle plante OGM est élevé. Par conséquent, cette technologie risque d'entraîner une baisse du nombre de variétés de plantes cultivées. Or, la diversité est le meilleur atout de l'agriculture contre les problèmes de maladies et de parasites.
D'autre part, la grande majorité des OGM sont des variétés Roundup Ready. Des cultures peuvent êtres arrosées de Roundup, un désherbant hautement toxique pour la faune et la flore mais aussi pour les hommes. D'autres plantes OGM sécrètent elles-mêmes des pesticides.
Une partie de ces pesticides est donc probablement ingérée par les consommateurs. On remarquera que la quantité de résidus de Roundup tolérée dans le soja a été multipliée par quatre aux États-Unis en 1997 pour permettre la vente de soja transgénique. Le Roundup est pourtant une substance cancérigène potentiellement très dangereuse. La santé des consommateurs semble ici une variable d'ajustement.
Enfin, les agriculteurs doivent se réapprovisionner chaque année en semences OGM; ils sont asservis et non libérés par cette technologie.
La nouvelle directive que vous voulez nous faire voter est un piège. Vous allez redonner un peu de souveraineté aux États en leur permettant d'autoriser ou d'interdire un OGM sur leur territoire. Cependant, du fait du principe de libre circulation, les supermarchés français accueilleront dans leurs rayons de plus en plus de produits à base d'OGM en provenance d'autres pays de l'Union européenne. Les consommateurs français seront donc de plus en plus exposés aux OGM malgré leur forte opposition à cette technique.
L'étiquetage obligatoire des aliments contenant des OGM – malheureusement peu visible sur les emballages – sera le dernier rempart face à ceux qui entendent les imposer sans limitation et notamment au travers de l'accord de libre-échange Union européenne / États-Unis.
Comme d'habitude, vous légiférez donc contre la volonté des peuples sur un sujet crucial, favorisant ainsi les intérêts des multinationales de l'agrochimie au détriment de la santé des consommateurs et des agriculteurs, de la diversité des végétaux cultivés et en refusant un principe fondamental: il faut nourrir sans rendre malade.
La source —
parlement_europeen
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
(La prise de parole ci-dessus)
Madame la Présidente, vous me permettrez de féliciter la rapporteure Frédérique Ries ainsi que notre rapporteure fictive Elisabeth Köstinger, et de remercier le président La Via pour le rôle important qu'il a joué dans cette négociation.
Jusqu'à présent, nous avions un système sans queue ni tête, qui décourageait...
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