au nom du groupe ENF. – Madame la Présidente, la préférence étrangère que l’Union européenne s’attache à mettre en œuvre au quotidien est particulièrement scandaleuse en raison notamment des 120 millions d’Européens qui connaissent la misère au quotidien. Sans-abris ou retraités pauvres, leur point commun est de ne pas être des migrants clandestins et, ainsi, de ne pas concentrer toute l’attention des politiques sociales européennes.
Je vous rappellerai juste l’intitulé de ce débat: aide aux migrants confrontés à de graves intempéries. Comme si nos sans-abris ne subissaient pas, eux aussi, ces mêmes aléas climatiques. Si notre morale ne doit pas conduire à établir une hiérarchie entre la misère des uns et des autres, pour autant nous devons faire preuve de bon sens. Or, dans mon pays, certains élus comme la maire de Paris se sont précipités pour construire des centres d’accueil réservés aux migrants alors que, sous leurs yeux, des milliers de sans-abris dorment sur le trottoir chaque soir et ce, dans l’indifférence la plus totale.
Le bon sens voudrait que l’on pense d’abord aux nôtres avant de penser aux autres.
La source —
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
(La prise de parole ci-dessus)