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14 février 2017 · Parlement européen · hémicycle Séance
au nom du groupe Verts/ALE. – Monsieur le Président, Monsieur Timmermans, vous avez tout à l’heure utilisé le terme «rafraîchissant» en ce qui concerne les propositions que M. Verhofstadt expose dans son rapport. Je comprends le terme, mais je trouve, en revanche, qu’il n’est pas à la hauteur de la situation dans laquelle nous nous trouvons. L’Europe est en danger. L’Europe est un nain politique. L’Europe, qui est la zone la plus riche du monde, se trouve confrontée à une crise comme elle en a rarement connue: des dizaines de millions de pauvres – cela vient d’être dit –, des difficultés mondiales, des dictatures à nos portes. Nous sommes dans une situation où, finalement, nous allons avancer tranquillement, nous allons discuter... Non, nous sommes en train, dans un monde qui bouge, de faire partir l’Europe sur une ligne de départ avec une jambe blessée. Elle ne marche pas sur ses deux jambes, cette Europe. L’Europe est en déficit démocratique. L’Europe n’a pas la capacité de rentrer dans le concert des discussions modernes, tout simplement parce qu’elle n’est pas basée, à ce stade, sur une démocratie équilibrée. Nous n’avons pas un législatif clair, nous n’avons pas un exécutif qui répond devant ce législatif et, donc, nous ne pouvons pas continuer à fonctionner. C’est cela que le rapport Verhofstadt vient expliquer et c’est en cela qu’il est très important. Il faut maintenant aller vers une Europe qui fonctionne sur l’intérêt général européen et plus sur les égoïsmes nationaux. Nous devons sortir de la capacité qu’a le Conseil européen de bloquer les décisions prises au niveau de ce Parlement. Nous devons rentrer dans une Europe avec un Conseil qui soit clair, qui soit une deuxième chambre transparente. Nous devons sortir de la logique qui est actuellement celle des États pour entrer dans une logique véritablement européenne. C’est cela l’urgence. Nous devons la mettre en œuvre de la même manière que nous devons sortir des logiques de la dictature d’un pacte budgétaire pour aller, comme le propose le rapport Verhofstadt, vers un code de convergence qui mette les questions sociales et environnementales au même niveau que les questions économiques et budgétaires. Il en va de la survie de l’Union européenne.
La source — parlement_europeen
↗ https://www.europarl.europa.eu/doceo/document/CRE-8-2017-02-14_FR.html
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(La prise de parole ci-dessus)