geheim.land Recherche Politique
14 février 2017 · Parlement européen · hémicycle Séance
– Monsieur le Président, le traité de Rome a inventé le modèle politique dont l’Europe avait besoin il y a 60 ans. C’était une union douanière. Il nous faut aujourd’hui inventer le modèle dont nous avons besoin au XXIe siècle. Ce n’est plus une question de traité, c’est une question de volonté politique. Plus les dangers s’accumulent et plus nos dirigeants nationaux sont tentés par le repli national. Pourtant, tous ces dangers nous sont communs et ils sont tous à notre portée si nous les affrontons ensemble. Il y a deux jours, nous avons entendu le président de la Commission tenté par la lassitude. Au lieu de s’immerger au sein du Conseil européen, qu’il écoute ses électeurs. Qu’il écoute, ici, sa majorité parlementaire – hélas, il n’est plus là – et, au-delà, qu’il écoute les citoyens européens eux- mêmes, qui nous ont élus et qui l’ont élu à travers nous. Les ravages de la post-truth ne doivent pas nous aveugler. Le parti du bon sens reste partout majoritaire sur notre continent. Regardons les sondages sur la contagion du Brexit avant et après le référendum britannique. Regardons le vote des jeunes. Tout à l’heure, Nigel Farage nous disait que l’Union européenne n’avait pas d’avenir, sauf que la génération de ses enfants a voté au Royaume-Uni qu’elle n’avait pas d’avenir en dehors de l’Union européenne. Le patriotisme oui, le nationalisme non! L’Union européenne est le seul modèle politique existant qui permette le patriotisme sans le nationalisme, l’amour des siens sans la haine des autres. C’est le message par l’exemple que nous, Européens, apportons au reste du monde. (L’orateur accepte de répondre à une question «carton bleu» (article 162, paragraphe 8, du règlement))
La source — parlement_europeen
↗ https://www.europarl.europa.eu/doceo/document/CRE-8-2017-02-14_FR.html
Fichier d'origine conservé
Ce texte n'a été ni résumé ni corrigé

Dans la séance, autour de cette prise de parole

(La prise de parole ci-dessus)
question «carton bleu». – Monsieur Lamassoure, je vous ai bien entendu, notamment sur le patriotisme. Nous sommes des patriotes, mais vous ne voulez pas écouter le peuple. Aujourd’hui, il y a trois crises dans l’Union européenne: une crise de la gouvernance – vous avez parlé de votre ami, M. Juncker –, une crise de... Lire ▸
réponse «carton bleu». – Le peuple, nous allons l’écouter dans notre propre pays, Monsieur Ferrand, puisqu’il aura l’occasion de se prononcer cette année, à l’occasion des élections présidentielles et des élections législatives. Vous avez parlé de «crise de l’Europe». Il y a une crise de la France, parce qu’elle... Lire ▸