– Monsieur le Président, chers collègues, je suis vu comme un eurosceptique, mais je suis aussi un technicien de la finance. Je tiens donc à vous rappeler quelques chiffres.
Depuis la constitution de l’euro, nous avons créé 1 600 milliards d’euros à partir de rien. Il eût suffi de prendre 10 % de ces euros, et nous aurions pu baisser la dette de la Grèce de 50 %. Il eût suffi d’investir 50 milliards d’euros – ce n’est rien par rapport aux 1 600 milliards que nous avons créés –, et nous aurions pu faire un plan de relance en Grèce axé sur les économies d’énergie et les énergies nouvelles, sur les secteurs forts qui exportent. Nous ne l’avons pas fait.
La capacité de la Banque centrale aujourd’hui est encore inférieure de 2 000 milliards par rapport à celle de la FED, de 4 000 milliards par rapport à la Chine, pour être au même niveau de création monétaire que la Chine ou les États-Unis. Pourquoi une telle absurdité? C’est parce que vous êtes dans l’idéologie, et c’est l’idéologie qui vous fera crever.
La source —
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
(La prise de parole ci-dessus)