– Monsieur le Président, chers collègues, on ne connaît que trop bien les erreurs dramatiques qui ont pu découler de l’utilisation de la peine de mort. Or, non seulement le Pakistan a recours à la peine de mort, mais en plus, il en fait une utilisation dénuée de tout encadrement.
On ne peut tolérer qu’une telle sentence soit utilisée contre des mineurs, et il est inacceptable qu’elle soit mise en pratique avant même que soit prononcé un jugement définitif. Il y a eu des cas d’exécutions effectuées avant que le procès ne soit terminé.
L’absence de garde-fou total à un instrument aussi dangereux et inhumain fait peser une menace terrible sur tous les citoyens, la peine de mort étant d’ailleurs prononcée pour des infractions qui, dans d’autres pays, ne font pas l’objet d’une telle qualification. Le cas du blasphème, qui a été évoqué à plusieurs reprises, en est un exemple.
Nous devons donc fermement condamner les dérives du gouvernement pakistanais et exiger qu’il cesse d’avoir recours à une telle sentence. La coopération de l’Union européenne avec le Pakistan nous y oblige.
La source —
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
(La prise de parole ci-dessus)