au nom du groupe GUE/NGL. – Monsieur le Président, une contradiction majeure est ici révélée. En effet, comment affirmer le projet d’une Europe qui protège quand plus de 100 000 travailleurs perdent la vie à cause de cancers professionnels? On ne mesure pas assez, je crois, les souffrances endurées, les déchirures pour les familles.
Le texte que nous allons voter peut constituer un progrès dès lors qu’il va permettre d’imposer la limitation à l’exposition des travailleurs à onze substances cancérigènes supplémentaires. Encore faudra-t-il organiser une réelle mise en œuvre rapide et mettre en place une surveillance effective de la santé des travailleurs tout au long de leur vie.
Cela est d’ailleurs bien contradictoire avec ce qui se décide dans certains pays, dont le mien, en France: la fin de la médecine du travail, la limitation du nombre d’inspecteurs du travail et la suppression des comités d’hygiène et de sécurité dans les entreprises. Or, ce sont bien de vies humaines dont nous parlons ici.
Il faudra aller plus loin et plus vite, notamment par la mise en place d’une protection contre les substances reprotoxiques, qui éviterait fausses couches, malformations congénitales et divers problèmes de santé pour les futurs enfants des ouvriers exposés, et protéger rapidement les 19 millions de travailleurs exposés aux émissions issues du diesel. Entre la santé maximale et la maximisation des profits, nous devons choisir toujours la santé, toujours la vie des travailleurs. N’attendons pas dix ans de plus pour le faire!
La source —
parlement_europeen
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
(La prise de parole ci-dessus)
au nom du groupe Verts/ALE. – Monsieur le Président, chers collègues, alors que personne ne devrait voir sa santé menacée dans le cadre de son travail, le cancer, deuxième cause de décès en Europe, est la principale cause de mortalité liée au travail. Cent mille travailleurs en meurent chaque année, alors que tous...
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