au nom du groupe GUE/NGL. – Monsieur le Président, Madame la Commissaire, les négociations avec l’Australie et la Nouvelle-Zélande ne sont pas, comme vous le dites, un partenariat. Elles constituent la fuite en avant libre-échangiste dans la guerre économique des multinationales, sans aucune considération pour les petits producteurs agricoles européens.
Alors que nous n’avons pas encore réglé les différends à l’Organisation mondiale du commerce sur la répartition des quotas d’importations agricoles qui vont découler du Brexit, voilà que nous négocions avec deux géants agricoles parmi les plus compétitifs au monde et, de surcroît, dans des secteurs qui sont déjà en crise dans l’Union européenne, notamment tout le secteur de l’élevage et de la production laitière.
Poursuivre ces négociations après le CETA et donner suite à la volonté de la Commission de lancer un autre traité, avec le Mercosur, c’est à coup sûr signer la mort d’une agriculture paysanne, garante d’une alimentation de qualité et d’emplois. Nous défendons la coopération avec l’Australie et la Nouvelle-Zélande, mais nous refusons ce libre-échangisme mortifère.
(L’orateur accepte de répondre à une question «carton bleu» (article 162, paragraphe 8, du règlement))
La source —
parlement_europeen
Fichier d'origine conservé
Ce texte n'a été ni résumé ni corrigé
Dans la séance, autour de cette prise de parole
(La prise de parole ci-dessus)
réponse "carton bleu". – Dans mon pays, plus du tiers des agriculteurs gagnent moins de 350 euros par mois et on compte un suicide d’agriculteur tous les deux jours. Par conséquent, en matière de bénéfice pour l'agriculture française, on repassera.
Deuxièmement, du fait des importations de Nouvelle-Zélande,...
Lire ▸