au nom du groupe ENF. –Monsieur le Président, Madame le rapporteur, est-il nécessaire, aujourd'hui, de rappeler au sein de cette assemblée, comme certains l'ont fait, que l'Australie est le troisième exportateur mondial de viande bovine et le troisième exportateur mondial de sucre, qu'elle est en position dominante dans le secteur du lait et des céréales, et un colosse mondial sur le plan de l'exportation de produits agricoles? Quant à la Nouvelle-Zélande, c'est un des principaux pays exportateurs de viande ovine.
Bovins, ovins, céréales, sucre, voilà d'ores et déjà tous les secteurs qui vont être touchés invariablement et directement en France et en Europe, sans évoquer l'empreinte carbone, puisque les steaks dans nos assiettes auront fait 15 000 kilomètres, alors même que nous avons des viandes de belle et saine qualité ici, chez nous, et que, parallèlement à cette absurdité, l'Union européenne prône le respect de l'environnement en toute occasion.
Mais, ce qui nous inquiète le plus encore, c'est la menace qui pèserait sur la santé des consommateurs puisque, je vous le rappelle, ces deux pays autorisent le clonage d'animaux à des fins alimentaires.
Nous ne voulons plus de ces négociations qui, à l'instar de celles sur le TAFTA, sont menées par la Commission dans l'opacité la plus totale, où ni les parlements nationaux, ni les gouvernements n'ont été autorisés à accéder aux documents, alors qu'ils étaient disponibles pour les grands patrons des multinationales, pour la bonne et simple raison, me direz-vous, qu'ils faisaient partie des négociations et de la rédaction. Aujourd'hui, pouvez-vous simplement ou seulement nous garantir que les parlements nationaux seront consultés, et à quel moment?
Enfin, ce système d'arbitrage nous dirige vers un système régi selon les principes du Common Law, où le texte ne sera pas figé, puisqu'il sera amené à évoluer en fonction des décisions prises et des intérêts particuliers des multinationales, et de cela, nous n'en voulons pas.
La source —
parlement_europeen
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
réponse "carton bleu". – Dans mon pays, plus du tiers des agriculteurs gagnent moins de 350 euros par mois et on compte un suicide d’agriculteur tous les deux jours. Par conséquent, en matière de bénéfice pour l'agriculture française, on repassera.
Deuxièmement, du fait des importations de Nouvelle-Zélande,...
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(La prise de parole ci-dessus)