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26 octobre 2017 · Parlement européen · hémicycle Séance
au nom du groupe ENF. – Madame la Présidente, s’il est un domaine où l’Europe, selon nous, pourrait avoir son efficacité, ce serait bien évidemment celui de la santé publique, puisque les frontières n’ont rien à voir avec l’expansion des microbes ou des virus et que, là, effectivement, une position commune pourrait permettre de faciliter les choses sur le plan de la santé publique pour chaque État. Rappelons déjà une chose: chaque État membre est libre de sa politique de santé publique et, voir, aujourd’hui, apparaître un grand débat en Italie, mais aussi en France − puisque ces jours-ci nous voyons apparaître dans la loi française une obligation de procéder à onze vaccins obligatoires à partir du 1er janvier − signifie que, précisément, des changements brutaux s’opèrent dans la façon d’aborder la vaccination. De nombreuses questions scientifiques voient le jour, mais aussi des questions de la part des parents qui s’interrogent, alors que la France, au moins, connaît une pénurie de médicaments depuis dix ans. Là encore, pour des raisons de marché et de brevets de certains laboratoires monopolistiques, ces pénuries ont fait que la couverture vaccinale n’a pas été aussi bonne. On peut se poser la question de savoir pourquoi, alors que quinze pays ne pratiquent pas la vaccination obligatoire et que douze autres n’imposent qu’un ou plusieurs vaccins, on n'a pas eu plus d’épidémies que cela. Pourquoi serait-il d’un coup obligatoire d’avoir autant de vaccins? Je pense que mon collègue Piernicola Pedicini doit penser exactement la même chose. Pourquoi tout cela? Pourquoi aussi brutalement et quels sont les intérêts éventuels des laboratoires? D’autant plus qu’en France, nous avons quand même vécu deux fausses épidémies – je dis bien «fausses épidémies» –, qui ont donné lieu à une réticence allant au-delà même de l’incrimination de certains vaccins dans le cadre de pathologies dégénératives graves. Alors, je crois que notre institution et la Commission doivent se pencher et permettre des études a priori et non a posteriori, ne rien imposer par avance qui n’ait pas un caractère scientifique, un caractère indépendant, sauf si nous devions penser – pardonnez-moi d’inquiéter tout le monde – que quelqu’un dans un pays quelque part dispose d’une information relative à du terrorisme bactériologique. Dans l’état actuel des choses, un moratoire des études vaccinales, afin de pouvoir déterminer dans quelle mesure et à quel taux la vaccination doit être pratiquée, au fond, dans nos différents pays européens serait, à mon avis, beaucoup plus sage que d’imposer en disant: «Les vaccinations, c’est bon quoi qu’il arrive.» Je pense que plus de recul serait nécessaire.
La source — parlement_europeen
↗ https://www.europarl.europa.eu/doceo/document/CRE-8-2017-10-26_FR.html
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