au nom du groupe ENF. – Monsieur le Président, véritables poumons de la Méditerranée, les herbiers de posidonie transforment le dioxyde de carbone en oxygène et sont donc vitaux pour la survie de toutes les espèces. Mais, aujourd’hui, environ 34 % des herbiers sont menacés par les rejets d’eaux usées, par les rejets d’azote, par les espèces invasives telles que Caulerpa taxifolia, par l’extraction des sables marins ou encore par le mouillage des navires.
Face à ces menaces, faut-il créer de nouvelles aires marines protégées dont seraient exclus les pêcheurs, puisque ce sont eux qui sont le plus souvent accusés de la destruction de la posidonie? Je crois que cette solution est simpliste et inefficace car le chalutage ne peut pas, en principe, nuire aux herbiers de posidonie. Pourquoi? Parce que le chalutage est interdit à moins de trois milles des côtes en France et au-dessus d’une profondeur de cinquante mètres en Italie et en Espagne. Or, les herbiers sont justement situés à moins de trois milles des côtes et à moins de cinquante mètres de profondeur, c’est-à-dire hors zone de chalutage.
Alors, plutôt que de chercher à imposer de nouvelles contraintes aux pêcheurs, je préconise d’investir dans le retraitement des eaux usées. C’est, je crois, la solution la plus efficace. Par exemple, dans les calanques de Cortiou, à Marseille, ou du cap Sissi, à Toulon, les herbiers se sont reconstitués dès que l’on a amélioré le traitement des eaux usées. Bien sûr, cette solution doit être appliquée dans toute la Méditerranée. Je rappelle à ce titre que l’Union pour la Méditerranée désignait, dès sa création en 2008, la dépollution de la mer comme l’un de ses premiers objectifs. Cette dépollution passe donc nécessairement par la réduction des rejets de polluants terrestres en mer.
C’est la raison pour laquelle, Monsieur le Commissaire, il serait intéressant de savoir quels sont, en la matière, les progrès accomplis par l’Union pour la Méditerranée dont les projets sont financés par la BEI et par la BERD?
La source —
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
au nom du groupe EFDD. – Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, en tant qu’élue du Sud-Est de la France, je ne peux que m’inquiéter face à la régression spectaculaire de la posidonie sous l’effet de plusieurs facteurs conjugués: dragage, chalutage et urbanisation du littoral, entre autres.
Cette plante...
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(La prise de parole ci-dessus)