– Madame la Présidente, début novembre, la Commission rejetait les appels à une enquête indépendante sur l’assassinat de Daphne Caruana Galizia. Pourtant intransigeante contre certains États comme la Hongrie, la Commission semble donc encline à laisser prospérer dans l’Union un système de corruption endémique. Ce «deux poids, deux mesures» est d’autant plus frappant que ce crime intervient après de multiples mises en garde, notamment de l’organe de contrôle du pluralisme des médias, sur les insuffisances maltaises en matière de libertés fondamentales et de transparence.
Lorsque Malte a assuré la présidence du Conseil, elle a pourtant fait de la lutte contre le blanchiment une priorité. Les hommages à Mme Caruana Galizia ne sauraient être un cache-misère à l’attentisme dans la lutte anticorruption.
La Commission doit prendre ses responsabilités s’agissant de pratiques comme l’achat de la citoyenneté, dénoncées par la résolution de mes collègues, qui compromettent fortement l’ensemble de l’Union.
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