– Monsieur le Président, il me semble plus que jamais urgent de penser la décolonialité, car les relations entre l’Europe et l’Afrique se vivent toujours dans un rapport de domination, à coup d’accords de libre-échange qui vident l’Afrique de ses propres possibilités, qui organisent le pillage de ses ressources et qui la livrent au jeu macabre des multinationales.
Permettez-moi de faire entendre ici la grande voix d’Aimé Césaire:
Afrique, «Ta tiare solaire à coups de crosse enfoncée jusqu’au cou ils l’ont transformée en carcan; ta voyance ils l’ont crevée aux yeux; prostitué ta face pudique; emmuselé, hurlant qu’elle était gutturale, ta voix, qui parlait dans le silence des ombres. Afrique, ne tremble pas le combat est nouveau», je ferme les guillemets et je dis: dans la relation UE-Afrique, ne perpétuons pas les erreurs du passé et ne faisons pas de l’Afrique ce que l’Europe veut qu’elle soit.
La source —
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
(La prise de parole ci-dessus)