par écrit. – 2018 restera l’année d’un budget sans vision et sans ambition. Sans ambition, d’abord, pour la jeunesse, puisque, alors que toute une génération traverse une crise sans précédent, l’Union européenne se satisfait de pis-aller, du volontariat aux emplois sans perspectives, destinés à soustraire temporairement des chiffres du chômage quelques-uns des quatre millions de jeunes privés d’emplois.
Si le budget d’Erasmus + se voit légèrement renforcé, c’est notamment au travers des fonds de coopération qui permettront son internationalisation au détriment des jeunes Européens. Sans ambition non plus pour la recherche, puisque les projets à même d’assurer la prééminence technologique de l’Europe voient leurs enveloppes amputées.
Car c’est, bien sûr, l’immigration et l’élargissement qui se taillent la part du lion, bafouant la désapprobation des opinions publiques européennes. N’est-il pas ainsi scandaleux de constater que, malgré les violations de l’État de droit, malgré l’hostilité des Européens vis-à-vis d’une éventuelle adhésion, 131 millions d’euros seront versés à la Turquie en 2018? De même, les fonds destinés aux Balkans sont renforcés, confirmant la volonté de Jean-Claude Juncker de voir le processus d’adhésion se concrétiser dès 2025.
Manifestement, ce budget trahit l’esprit d’une Union européenne sourde aux aspirations des peuples qui la composent.
La source —
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
président de la commission des budgets. –Madame la Présidente, nous voici au terme d’un débat tout à fait intéressant sur le projet de budget de l’Union européenne pour 2018. Je remercie le ministre Matti Maasikas d’avoir rappelé que, ces trois dernières années, nous sommes parvenus à un accord.
Il y avait, au sein...
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(La prise de parole ci-dessus)