– Monsieur le Président, il y a quelques jours, j’étais en visite dans le port de Sète. Fleuron de l’économie de la région Occitanie, il génère plus de 2 000 emplois et a vu son activité augmenter de 17 % ces trois dernières années. Il offre à son territoire une fenêtre sur le monde et une dynamique précieuse pour l’économie régionale, tant sur le plan industriel qu’en ce qui concerne la pêche ou le tourisme.
Cependant, les accords de libre-échange qu’impose l’Union européenne lui font payer aujourd’hui un lourd tribut: la mise en concurrence brutale et sans préavis d’une industrie locale face à des productions étrangères. Ici, la réduction des droits de douane dont bénéficie le biocarburant argentin a pour effet direct une baisse d’activité de plus de 30 %. Cent salariés sont sur le carreau et le bassin de vie aujourd’hui est directement touché.
J’appelle donc la Commission à s’engager pour préserver l’emploi local, à changer de cap et à défendre enfin les intérêts des citoyens et des outils industriels locaux par une véritable protection de nos marchés intérieurs au niveau européen et par la solidarité. À la concurrence, opposons la solidarité.
La source —
parlement_europeen
Fichier d'origine conservé
Ce texte n'a été ni résumé ni corrigé
Dans la séance, autour de cette prise de parole
(La prise de parole ci-dessus)