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13 décembre 2017 · Parlement européen · hémicycle Séance
– Madame la Présidente, chers collègues, Messieurs du Conseil et de la Commission, deux visions de la sécurité/défense s’opposent. Celle du général De Gaulle et du chancelier Adenauer, une Europe indépendante de l’OTAN mais partenaire, comme le concevait le traité de l’Élysée du 22 janvier 1963, avant son passage au Bundestag le 16 mai, avant son addendum resituant ce traité d’indépendance dans la dépendance transatlantique; et puis, celle de l’Américain Jean Monnet, voulant faire justement de l’Europe de la défense une annexe des États-Unis. Les chanceliers Erhard et Kiesinger avaient tant à se faire pardonner sur leur passé, qu’ils la soutinrent contre Adenauer. Merkel aussi. Depuis Adenauer, on ne peut plus parler de couple franco-allemand, car nous voyons, nous, Français patriotes dans l’Europe de la défense, une dynamique d’indépendance et les autres, dont l’Allemagne, un cas de dépendance dans la mutualisation. En sécurité/défense nous devons construire cette vision gaulléenne de l’indépendance européenne avec les États-Unis au sein des Nations unies, dans un monde désormais multipolaire, sinon l’Europe de la défense sera un échec.
La source — parlement_europeen
↗ https://www.europarl.europa.eu/doceo/document/CRE-8-2017-12-13_FR.html
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Dans la séance, autour de cette prise de parole

(La prise de parole ci-dessus)
– Madame la Présidente, la semaine dernière, c’est un compromis salutaire qui a été présenté par l’Union européenne et le Royaume-Uni. Cette première étape dans les négociations n’est pas une fin en soi, c’est une clarification, mais beaucoup reste à faire. Je salue le travail effectué par la Commission sous la... Lire ▸