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14 décembre 2017 · Parlement européen · hémicycle Séance
au nom du groupe ENF. – Madame la Présidente, chers collègues, en un an, cinq votes à peine sur le Cambodge! Nous n’avons pas autant voté pour les chrétiens d’Orient, nous n’avons pas autant voté pour les Africains suppliciés des Grands Lacs. Que le premier ministre Hun Sen ne soit pas un démocrate, c’est entendu. Cela, j’en suis sûr. Encore faudrait-il s’entendre sur ce qu’il reste de démocratie chez nous. Pour nous, il y a, en effet, de bons dictateurs et de mauvais dictateurs et, chez nous, une dictature un peu molle. Prenons l’exemple d’un homme contre lequel nous n’avons pas voté depuis 2014: Paul Kagamé, l’auteur des troubles et meurtres de masse qui ensanglantent la région des Grands Lacs, labellisé bon dictateur. Par comparaison, Hun Sen et le petit État du Cambodge méritent-ils un tel acharnement? Les droits de l’homme ne sont pas à usage politique, pour nous enfermer dans des logiques de puissance et d’influence, au service, en outre, d’autres intérêts que ceux de l’Europe. Aidons le Cambodge en partant des réalités pour les améliorer, sans deux poids deux mesures.
La source — parlement_europeen
↗ https://www.europarl.europa.eu/doceo/document/CRE-8-2017-12-14_FR.html
Fichier d'origine conservé
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Dans la séance, autour de cette prise de parole

(La prise de parole ci-dessus)
– Madame la Présidente, effectivement, comme l’indique clairement la résolution sur laquelle nous débattons, il faut aujourd’hui s’inquiéter de l’absence de pluralité politique au Cambodge. Le parti au pouvoir règne en maître et se permet même de dissoudre le principal parti de l’opposition, qui pourtant a obtenu... Lire ▸