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16 janvier 2018 · Parlement européen · hémicycle Séance
– Monsieur le Président, mes chers collègues, les représentants de la Commission également, parlons de la défense avec le Brexit. La notion de coopération structurée permanente nous ramène à la méthode des petits pas, ou de l’engrenage cher à Jean Monnet. Il s’agit d’engluer les pays européens qui ont encore un peu d’autonomie stratégique pour leur faire perdre le peu d’indépendance qu’il leur reste, au profit d’une collectivisation, d’une mutualisation des faiblesses. La mutualisation des faiblesses ne fera jamais une force. Pour être clair, il n’y a que deux pays aptes militairement en Europe, essentiellement la France et l’Angleterre. La Grande-Bretagne a sauvegardé son indépendance stratégique en quittant l’Union européenne. Il reste le cas de la France. Si la France continue dans la voie de la mutualisation, elle ne sera plus une puissance militaire, ni diplomatique. Quand l’Allemagne, grâce à sa suprématie industrielle – il faut la reconnaître – aura le monopole de la fabrication d’armements, le nucléaire en plus, mon pays, la France, aura disparu. Comme disait le général de Gaulle, «quand on renonce à se défendre soi-même, on disparaît, parce qu’on laisse d’autres nations faire notre histoire à notre place».
La source — parlement_europeen
↗ https://www.europarl.europa.eu/doceo/document/CRE-8-2018-01-16_FR.html
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Dans la séance, autour de cette prise de parole

(La prise de parole ci-dessus)