– Madame la Présidente, Madame la Commissaire, après trois années d’activité, il est temps d’offrir à l’initiative pour l’emploi des jeunes un bilan de santé. Force est de constater que ce fonds se porte bien et a fait du chemin depuis le coup de boost que lui a offert notre assemblée en débloquant un milliard d’euros supplémentaires pour aider les jeunes des régions les plus défavorisées.
Des fonds européens, il est aujourd’hui le meilleur élève. Pour autant, l’heure n’est pas à la béatitude. Oui, le taux de chômage des jeunes a diminué, mais il est encore trop important et un certain nombre d’États sont à la traîne dans l’utilisation des fonds.
L’heure étant aux bonnes résolutions de la nouvelle année, j’aimerais ici en formuler trois. Elles sont indispensables pour décupler la force de frappe de l’initiative pour l’emploi des jeunes.
Cette aide doit d’abord aller à ceux qui en ont le plus besoin, à ces jeunes isolés parce qu’ils ne sont pas inscrits auprès des services pour l’emploi, parce qu’ils sont peu ou pas qualifiés ou parce qu’ils sont éloignés des grands centres urbains.
Cette aide doit ensuite drainer des offres de qualité. Elles doivent être une plus-value sur un CV et un passeport pour décrocher un emploi dans la foulée. En ce sens, il faut mettre davantage l’accent sur les expériences d’apprentissage qui forment directement à un métier et sur les expériences à l’étranger.
Enfin, cette aide européenne, il faut la sanctuariser; elle doit à tout prix faire partie des priorités de la prochaine programmation budgétaire.
La source —
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