– Monsieur le Président, Monsieur le Premier ministre, l’avenir de l’Europe est l’affaire de tous et notre rôle, ici, est de dire la vérité. De dire ce que nous avons accompli depuis 2014 et de dire avec lucidité ce qui ne fonctionne pas, sans hypocrisie.
Un exemple récent: la modernisation des instruments de défense commerciale. Sur ce point, nous avons obtenu des progrès en augmentant nos taxes antidumping, mais les États membres n’ont pas assumé de supprimer l’application du «droit moindre», ce symbole de la naïveté qui enlève la valeur vraiment punitive aux taxes antidumping. Ce «droit moindre» ne doit plus être la règle mais l’exception en matière de défense commerciale. C’est le combat que nous devons mener.
Entre le rêve et l’incantation des uns et les dangers extrémistes et populistes des autres, il existe une voie du réalisme et de l’efficacité, celle que nous défendons.
Nous refusons de voir l’Europe s’éloigner des peuples et disons «non» au gadget inutile, injuste et inapplicable des listes transnationales. Nous sommes de ceux qui agissent pour que l’action de l’Europe soit resserrée sur des priorités. Soit certains défendent encore le consensus mou, soit nous faisons le pari d’une Europe qui avance plus vite, peut-être à différents niveaux d’intégration, avec des marqueurs forts pour donner de la visibilité et de la lisibilité à l’action de l’Europe.
Monsieur le Premier ministre, c’est ce qu’attendent nos concitoyens.
La source —
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
(La prise de parole ci-dessus)