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6 février 2018 · Parlement européen · hémicycle Séance
– Madame la Présidente, chers collègues, j’étais venue ici pour rappeler toute la complaisance avec laquelle votre Union européenne a traité la Turquie, pays officiellement candidat à l’intégration. Puis, après réflexion, je me suis demandé ce qui empêcherait la Turquie d’adhérer à cette Union. Réfléchissez-y. Après tout, il y a plus de vestiges romains dans l’Anatolie turque que dans toute la Scandinavie réunie. Cela devrait même faire réfléchir les «droitards identitaires» qui devraient, s’ils étaient logiques, soutenir l’adhésion de la Turquie. Vous me répondrez que l’Union européenne est d’abord construite autour de valeurs communes et que la Turquie s’en éloigne, mais c’est faux. La Turquie n’a jamais été aussi proche de cette union autoritaire qui a mis la Grèce sous coupe réglée. La Turquie n’a jamais été aussi proche de nos pays qui criminalisent la liberté d’expression au nom de la bataille contre de prétendues fake news. La vérité, c’est que cette Union européenne relève de la cohabitation forcée de pays trop différents et qu’elle ne suscite aucun sentiment d’appartenance. Ce débat sur la Turquie est donc un formidable rappel aux citoyens que cette Union ne représente rien et que seules les nations ont une âme et des valeurs qui rassemblent leurs membres.
La source — parlement_europeen
↗ https://www.europarl.europa.eu/doceo/document/CRE-8-2018-02-06_FR.html
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Dans la séance, autour de cette prise de parole

(La prise de parole ci-dessus)