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6 février 2018 · Parlement européen · hémicycle Séance
au nom du groupe ENF. – Monsieur le Président, chers collègues, Madame la Haute représentante, la question ici n’est pas de juger la politique intérieure du Venezuela. Chacun d’entre nous l’appréciera selon sa sensibilité politique. Disons pourtant la vérité. Ce pays fait face à l’impérialisme des États-Unis depuis le 19e siècle, et particulièrement depuis l’arrivée au pouvoir d’Hugo Chavez, en raison de ses ressources pétrolières. Cet impérialisme est réel, contrairement à celui dont vous accusez – dont nous accusons – la Russie. Notre Parlement a approuvé les sanctions contre la Russie pour – je cite – déstabilisation de l’Ukraine. Où sont les sanctions contre ceux qui déstabilisent le Venezuela? Les méthodes de déstabilisation sont les mêmes que celles utilisées en Ukraine et ailleurs: grèves insurrectionnelles, campagnes de dénigrement médiatique interne et externe et, pour couronner le tout, une tentative de coup d’État. Le droit des peuples à disposer d’eux—mêmes nous commande de ne jamais confondre État et gouvernement. Je le répète, quelles que soient nos opinions sur le gouvernement du Président Maduro, l’ingérence extérieure ne se justifie pas.
La source — parlement_europeen
↗ https://www.europarl.europa.eu/doceo/document/CRE-8-2018-02-06_FR.html
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Dans la séance, autour de cette prise de parole

(La prise de parole ci-dessus)