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7 février 2018 · Parlement européen · hémicycle Séance
au nom du groupe ENF. – Madame la Présidente, le projet d’accord-cadre qui nous est soumis aujourd’hui est une infamie. En l’acceptant, le Parlement européen accentuerait le caractère fédéral de l’Union en renforçant la Commission au détriment du Conseil européen. D’abord, il veut permettre aux commissaires de participer à la campagne électorale de 2019 tout en continuant à exercer leurs fonctions. Cela faussera la concurrence électorale car, de par leurs fonctions, ils seront en mesure de prendre des décisions pour influencer les électeurs. D’autre part, le projet contraint les partis politiques européens à présenter chacun un Spitzenkandidat, c’est-à-dire un candidat à la présidence de la Commission. Le mot utilisé trahit l’origine, allemande bien sûr, de cette idée fumeuse. Officiellement, il s’agit de donner un vernis démocratique à la Commission, comme si ce tour de passe-passe suffisait à transformer le fer en or. En réalité, la Commission ne sera jamais l’équivalent du gouvernement d’un État démocratique, car pour qu’il y ait démocratie, il faut une nation. Or, il n’existe pas une nation européenne, mais des nations européennes. Seuls les États européens reposent sur une authentique base démocratique. L’Union européenne repose, quant à elle, sur une imposture. Plutôt que de persister ainsi dans l’erreur, mieux vaudrait repenser la construction européenne. C’est une Europe respectueuse des nations dont les peuples ont besoin, non d’un monstre supranational dominé par des oligarques et par des lobbies.
La source — parlement_europeen
↗ https://www.europarl.europa.eu/doceo/document/CRE-8-2018-02-07_FR.html
Fichier d'origine conservé
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Dans la séance, autour de cette prise de parole

au nom du groupe Verts/ALE. – Madame la Présidente, je tiens, moi aussi, à rendre hommage au travail qui a été fait par le rapporteur, M. González Pons. En même temps, si le sujet n’était pas aussi sérieux, le débat que nous avons eu ce matin prêterait à rire, parce que nous avons beau être souples, le grand écart... Lire ▸
(La prise de parole ci-dessus)