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12 décembre 2018 · Parlement européen · hémicycle Séance
au nom du groupe PPE. – Madame la Présidente, mes chers collègues, j’ai longuement hésité à intervenir lors de ce débat, me demandant si le moment s’y prêtait. Je veux vous dire que la poursuite de nos débats aujourd’hui, c’est la victoire de la démocratie sur la terreur, la victoire de la liberté sur ceux qui tentent de la museler, alors permettez-moi de m’exprimer sur la thématique à l’ordre du jour aujourd’hui, comme je l’avais initialement prévu. Il y a six mois, Emmanuel Macron était reçu par cette assemblée comme le chef de l’État à qui tout réussissait. On lui promettait un grand destin et, déjà à ce moment-là, souvenez-vous, j’étais intervenu pour vous demander d’être vigilants. Huit mois plus tard, les cartes semblent être rebattues. En effet, la France fait face depuis plusieurs semaines à une contestation sociale suffisamment rare pour être soulignée. Salariés, retraités, des anonymes qui se serrent la ceinture pour boucler les fins de mois se sont unis pour se faire entendre. La cause de leur colère est simple: le président de la République et sa politique fiscale, lui qui privilégie l’augmentation des impôts et des taxes à une baisse des dépenses publiques, c’était un mauvais calcul. Cette grogne sociale et cette exaspération des classes moyennes, je les comprends et permettez-moi de vous dire qu’elles n’ont rien à voir avec les problèmes de transition énergétique. Néanmoins, si je soutiens la manifestation pacifique, je ne tolère pas la violence qui a fait rage plusieurs week-ends de suite à Paris et en province, et je veux remercier la police et la gendarmerie pour leur mobilisation exceptionnelle. Après plusieurs semaines de mutisme total, Emmanuel Macron est intervenu ce lundi pour tenter de donner des gages afin d’enrayer une contestation qu’il a lui-même engendrée, mais le président a trop tardé et, bien que les concessions soient intéressantes, encore qu’elles ne le soient pas toutes, elles coûtent 10 milliards d’euros. Qui va les financer? Nous ne pouvons pas faire de promesses à crédit. Emmanuel Macron a divisé les Français au lieu de les rassembler. Il est aujourd’hui de notre devoir d’opérer le mouvement inverse: ne laissons pas la France se fracturer car cette majorité silencieuse, cette France qui travaille mérite toute notre attention.
La source — parlement_europeen
↗ https://www.europarl.europa.eu/doceo/document/CRE-8-2018-12-12_FR.html
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Dans la séance, autour de cette prise de parole

L’ordre du jour appelle le débat d’actualité (article 153 bis du règlement intérieur) sur le sujet suivant: «Associer les travailleurs et les citoyens dans une transition juste pour une planète plus sûre» (2018/2973(RSP)). J'attire votre attention sur le fait que ce débat ne comporte pas d'interventions à la... Lire ▸
(La prise de parole ci-dessus)
au nom du groupe S&D. – Madame la Présidente, en ce moment douloureux qui nous atteint tous, je voudrais revenir sur le sujet majeur qui nous occupe en ce moment: celui lié à la transition juste. Que nous disent les gilets jaunes? Les gilets jaunes nous disent à nous, les politiques: réinvestissez le sens du... Lire ▸
au nom du groupe GUE/NGL. – Madame la Présidente, je voudrais d’abord dire qu’aujourd’hui nous avons tous dans nos pensées les Strasbourgeois, les victimes et leurs familles. Depuis un mois, les gilets jaunes constituent une mobilisation sociale sans précédent, qui appelle des réponses sans précédent. Le déclic a... Lire ▸