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14 janvier 2019 · Parlement européen · hémicycle Séance
– Monsieur le Commissaire, Messieurs les rapporteurs, ce scandale du glyphosate a montré la manipulation de la science dont nous sommes tous victimes. Il a montré comment les grandes entreprises ont kidnappé la science et l’ont détournée à leur profit – on l’a vu dans le cas des «Monsanto papers». Les preuves étaient tellement accablantes et flagrantes que nous avons réussi, à trois députés d’abord, puis avec l’engagement des groupes des Verts et des socialistes, à obtenir une commission spéciale sur la procédure d’autorisation des pesticides dans l’Union européenne. Grâce à cette commission, nous avons pu découvrir en détail les failles du système d’autorisation européen. Un système d’une prodigieuse complexité, qui s’arrange toujours pour permettre l’autorisation des pesticides sur le marché. Il est quand même incroyable de savoir que c’est l’industriel qui choisit l’État membre rapporteur chargé d’étudier sa demande, qui élimine les études dont les résultats lui déplaisent pour ne garder que les siennes, qui décide de ne pas communiquer en jouant sur le secret des affaires – rappelez-vous, Monsieur le Commissaire, on n’avait pas l’autorisation de voir les études que les industriels avaient. Et ces mêmes industriels sont les auteurs des évaluations faites, sous la forme de copier-coller anonymes, à partir des études qu’ils ont eux-mêmes fait réaliser. Il est incroyable aussi que des substances puissent être autorisées en l’absence des études réglementaires attendues et bénéficient de dérogations ou d’autorisations temporaires sans cesse reconduites. Il est incroyable encore que les produits pesticides dans les pays tiers ne soient pas autant évalués ou testés que les substances autorisées au niveau européen. Il est très important que tous les collègues votent ce rapport. Les élections européennes auront lieu au mois de mai, c’est pourquoi il est très important que nous défendions tous ensemble la santé des citoyens européens. Nous devons montrer que c’est aux politiques de décider la législation et que ce n’est pas aux multinationales de décider quels sont les produits qui vont être évalués. Il en va de l’avenir de l’Europe.
La source — parlement_europeen
↗ https://www.europarl.europa.eu/doceo/document/CRE-8-2019-01-14_FR.html
Fichier d'origine conservé
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Dans la séance, autour de cette prise de parole

(La prise de parole ci-dessus)
– Madame la Présidente, protéger la santé de 500 millions d’Européens, préserver la richesse de notre biodiversité, voilà notre responsabilité. C’est pour cette raison que le rapport que nous avons corédigé demande plus de transparence dans le travail de nos experts, plus d’indépendance de nos agences et une... Lire ▸