– Madame la Présidente, chers collègues, l’intitulé de ce débat devrait être: les dogmes de l’Union européenne sont-ils compatibles avec l’environnement qu’elle prétend défendre? Et la réponse est évidemment non. Car c’est le grand paradoxe, la grande incohérence de l’Union européenne. D’un côté, la volonté d’imposer aux industries et aux agriculteurs européens des normes environnementales toujours plus lourdes, toujours plus exigeantes, et donc toujours plus coûteuses. Et de l’autre, aller toujours plus loin et toujours plus vite dans une logique de libre-échange, d’abaissement des tarifs douaniers, de dérégulation et de suppression des protections.
Derrière ce paradoxe, il y a une grande illusion, à la fois idéologique et naïve, celle que les autres puissances vont nous imiter, vont s’aligner gentiment sur nos standards et sur nos normes. Ce ne sera évidemment pas le cas, ils vont en profiter pour mener une concurrence déloyale avec d’autant plus d’ardeur.
En imposant des normes toujours plus lourdes, vous sapez la compétitivité de nos entreprises, de nos agriculteurs. En refusant dans le même temps de les protéger, eh bien, vous les tuez. L’Europe est aujourd’hui le meilleur élève en matière d’écologie, moins 16 % depuis vingt ans d’émissions de CO2. Dans le même temps, la Chine, c’est 208 % de plus. Gretha Thunberg est là pour culpabiliser les Occidentaux. Il faut sortir du modèle de libre-échange, il faut relocaliser les activités humaines, protéger l’environnement et défendre notre économie.
La source —
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
(La prise de parole ci-dessus)