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18 décembre 2019 · Parlement européen · hémicycle Séance
au nom du groupe ID. – Madame la Présidente, la diplomatie est parfaitement étrangère aux élucubrations philosophiques qui prétendent que dire, c’est faire. Et toute la perplexité de l’Union européenne devant l’Amérique du Sud est résumée dans cette fausse piste. L’Union européenne pourrait et voudrait avoir une politique d’influence indépendante en Amérique latine, elle en a la possibilité à travers l’influence acquise d’États membres solidement implantés dans la région. L’Espagne, le Portugal, la France pourraient être les phares d’une ambition internationale qui ne soit pas naïve devant les incantations bolivariennes de la gauche des pays d’Amérique latine, ni soumise à l’ambition américaine de diriger le sud du continent par procuration. La politique de Nicolas Maduro n’est pas la mienne, mais la politique de sanctions américaines qui appauvrit la population vénézuélienne non plus. L’Union européenne devrait avoir une voix différente, apaisée, qui ne plonge ni dans l’utilitarisme, ni dans le collectivisme. Or, nous nous contentons de suivre, une fois de plus, les embargos, ajoutant le nôtre à celui de Washington. Nous ne pouvons pas être solidaires d’un Juan Guaidó qui a reçu toutes les louanges des atlantistes sans rien représenter des espoirs vénézuéliens, ni non plus donner un satisfecit à Nicolas Maduro, incapable de lutter contre l’émigration de son peuple. Une fois de plus, l’Europe est dans l’incantation, et nous sommes spectateurs.
La source — parlement_europeen
↗ https://www.europarl.europa.eu/doceo/document/CRE-9-2019-12-18_FR.html
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(La prise de parole ci-dessus)