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18 décembre 2019 · Parlement européen · hémicycle Séance
par écrit. – Dans l’histoire, le Venezuela, pays passé en vingt ans du rang de plus riche d’Amérique latine à un taux de pauvreté de 94 % et dont la capitale Caracas est la plus dangereuse au monde, est sans aucun doute un cas limite. Pire, il pourrait à terme se vider de ses habitants, les Vénézuéliens constituant le contingent le plus important de migrants au monde, devant les Syriens - l’ONU estime du reste que le pays pourrait avoir perdu 25 % de sa population d’ici à la fin 2020. La faute à des orientations politiques inspirées du socialisme, mais aussi aux sanctions américaines qui pénalisent avant tout la population civile. N’ayons toutefois pas la naïveté de voir en Juan Guaido autre chose que le candidat de l’atlantisme ce qui n’enlève rien à tout ce que l’autoritarisme d’un Nicolas Maduro a de plus condamnable. Cette crise révèle également une fois de plus l’incapacité de l’Union européenne à s’imposer sur la scène internationale, à l’heure où la Russie, la Chine et les États-Unis font la loi. Pourtant, les événements du Venezuela auraient dû lui fournir l’occasion de faire entendre dans les affaires du monde une voix propre et singulière.
La source — parlement_europeen
↗ https://www.europarl.europa.eu/doceo/document/CRE-9-2019-12-18_FR.html
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(La prise de parole ci-dessus)