au nom du groupe ID. – Monsieur le Président, déjà plus de deux ans que le régime autoritaire des ayatollahs est contesté dans la rue. Il y a trois semaines, le gouvernement a coupé internet pour tenter d’endiguer la propagation de cette contestation. L’Iran, situé au cœur des jeux de pouvoir et de domination entre la Chine, la Russie et les États-Unis. N’oublions pas que, puissance d’équilibre face à l’Arabie saoudite, l’Iran a contribué à ramener la paix en Syrie.
Nous condamnons, sans appel aucun, la politique liberticide du régime islamique et nous soutenons, évidemment, le peuple iranien dans sa quête de liberté. Mais nous condamnons aussi la diplomatie occidentale qui, en fermant les yeux, en commerçant avec les financeurs du terrorisme que sont le Qatar et l’Arabie Saoudite, aggrave la situation.
Dans cet hémicycle, la majorité aime donner à la terre entière des leçons de morale. Une résolution n’est pas de la diplomatie. Balayons devant notre porte: ici aussi, la liberté d’expression est souvent menacée. L’Union européenne n’est pas légitime pour faire entendre une voix efficace; elle a perdu toute crédibilité au Proche-Orient après les fiascos libyen et syrien.
Laissons les nations d’Europe, seuls véritables acteurs de la diplomatie, défendre leurs intérêts et les peuples, choisir leur destin.
La source —
parlement_europeen
Fichier d'origine conservé
Ce texte n'a été ni résumé ni corrigé
Dans la séance, autour de cette prise de parole
(La prise de parole ci-dessus)