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18 décembre 2019 · Parlement européen · hémicycle Séance
– Madame la Présidente, alors qu’une des premières résolutions des Nations unies contre les mutilations génitales remonte à 1952, plus de 200 millions de femmes dans le monde en sont toujours victimes et 3 millions d’autres risquent chaque année de le devenir. Voilà un témoignage éloquent de l’inefficacité de l’action internationale dans ce qui devrait pourtant être un combat prioritaire de la cause féminine. D’autant plus que si nous évoquons, à juste titre, le sort de tant de femmes d’Afrique subsaharienne qui, par exemple en Éthiopie, d’où je reviens, subissent ces atrocités à 65 %, nous occultons celui d’un nombre croissant de femmes en Europe, dont 125 000 en France. Reflet de l’immigration, bien sûr, cette situation est aussi le résultat d’un obscurantisme religieux, notamment au sein de certaines communautés musulmanes de par le monde. Une recherche financée en 2008 par USAID le reconnaissait sans ambages. Nommer les vraies causes et les vrais responsables, voilà une première prise de conscience décisive et salutaire dans un combat qui se joue désormais jusque sur notre sol. Je souhaiterais ne plus avoir de leçons de morale de Mme «123», qui n’est plus là d’ailleurs – je ne pense pas qu’elle doive me donner de leçons.
La source — parlement_europeen
↗ https://www.europarl.europa.eu/doceo/document/CRE-9-2019-12-18_FR.html
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Dans la séance, autour de cette prise de parole

(La prise de parole ci-dessus)
– Madame la Présidente, 500 000 femmes dans l’Union européenne ont été victimes de mutilations génitales et, chaque année, 180 000 de plus courent le risque d’y être confrontées. Ces chiffres, tirés du site internet du Parlement européen, sont assortis de ce commentaire: la mutilation génitale féminine est encore... Lire ▸