– Madame la Présidente, entendez-vous ce cri, même à 17 000 kilomètres de l’Australie? Entendons-nous la douleur des familles des victimes humaines et la souffrance des sinistrés qui ont absolument tout perdu? Entendons-nous les cris d’un milliard d’animaux carbonisés?
C’est un cri assourdissant, c’est un SOS bouleversant qui sonne comme un cri d’alarme planétaire et c’est bien de cette façon-là qu’il faut entendre le drame australien qui, bien malgré lui, fait la démonstration que nous avons raison de construire un pacte vert européen.
Vous le savez, 300 000 citoyens européens vivent à deux heures de Sydney, en Nouvelle-Calédonie: ils sont – et nous sommes, par conséquent – les premiers voisins et les premiers témoins de la catastrophe.
Aujourd’hui, en Europe, il faut se mobiliser au nom de la solidarité, bien évidemment, mais la réalité c’est qu’il faut une obligation d’intelligence collective et une mobilisation politique. Alors que nous venons de décréter l’état d’urgence climatique, comment ne pas comprendre que si nous n’accélérons pas notre lutte contre le dérèglement climatique, la catastrophe de l’Australie sera notre drame planétaire demain. Comment ne pas comprendre qu’il faut lutter contre les climato-sceptiques partout dans le monde, y compris ici, parce que les conséquences des drames écologiques n’ont pas de frontières: de l’Australie jusqu’au Chili, un nuage toxique vient de traverser le plus grand océan du monde, un océan riche en biodiversité. Je veux rappeler que 80 % de la biodiversité européenne vient des outre-mer: c’est avec cette légitimité-là que je réaffirme la nécessité d’actions concrètes pour protéger l’environnement et les générations futures et c’est avec cet optimisme assumé que je déclare que le pacte vert européen doit s’appuyer sur les outre-mer qui sont des territoires de solutions.
La source —
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
(La prise de parole ci-dessus)
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