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24 novembre 2020 · Parlement européen · hémicycle Séance
– Monsieur le Président, le rapport sur le respect des droits fondamentaux dans l’Union revient tous les ans. À chaque fois, son contenu est assez chargé et rien que cela devrait nous interpeller, peut-être même nous inquiéter. En tout cas, il ne semble jamais perdre de son utilité tant plusieurs des droits fondamentaux sont bafoués, année après année, dans certains des États membres de l’Union. Le rapport le rappelle, au cours des deux dernières années, des réformes contraires à l’état de droit et à la démocratie ont été prises. Il est impossible de lister ici toutes les violations commises sur le territoire européen en la matière, mais qu’on en juge: atteinte à l’indépendance de la justice et à la liberté d’expression, restriction d’action des journalistes, atteinte à la sécurité des personnes LGBTI et aux migrants, sans compter les droits des femmes et l’accès à l’avortement, qui sont de plus en plus menacés. Ce rapport vise donc à envoyer un message clair aux États membres, mais aussi à la Commission. D’autant qu’être sévère sur la situation des droits fondamentaux n’est pas l’apanage de usual suspects de l’Union européenne. En ce moment même, par exemple en France, la question des projets du ministre de l’Intérieur sur le respect de la liberté de la presse se pose sans fard. Comme quoi, l’Union n’est pas à la carte, mais aussi exigeante pour tous. Elle doit être exemplaire et garantir à tous les citoyens sans distinction le respect de leurs droits fondamentaux.
La source — parlement_europeen
↗ https://www.europarl.europa.eu/doceo/document/CRE-9-2020-11-24_FR.html
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(La prise de parole ci-dessus)