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24 novembre 2020 · Parlement européen · hémicycle Séance
au nom du groupe ID. – Monsieur le Président, chers collègues, depuis maintenant bientôt 50 ans la Turquie occupe de manière totalement illégale et scandaleuse une partie du territoire d’un État membre de l’Union européenne, Chypre. Aujourd’hui, Erdoğan franchit une nouvelle étape en demandant la partition pure et simple de l’île. Cela devrait nous faire réfléchir. Plus vous cherchez à l’amadouer, plus il interprète cela comme de la faiblesse, plus vous êtes docile, plus il est agressif. L’Union européenne lui verse des milliards d’euros, il nous déverse des milliers de migrants. On lui accorde des avantages économiques exorbitants, il soutient les islamistes et multiplie les actions militaires en Libye, en Arménie et parfois à nos portes. Il faut en finir aussi avec une relation de l’Union européenne avec la Turquie qui est totalement confisquée par l’Allemagne, Mme Merkel a totalement échoué. L’Allemagne est une grande puissance économique, mais elle n’a pas la puissance diplomatique et militaire nécessaire. Et aujourd’hui, c’est un échec qui a abouti à voir notre civilisation européenne, nos nations européennes s’aplatir devant le sultan d’Ankara, c’est une situation inacceptable. Alors la solution est simple: c’est la fermeté, les sanctions, les mesures de rétorsion, remettre en cause l’union douanière, les financements européens, en finir définitivement avec le processus d’adhésion, remettre en cause aussi le siège qu’occupe aujourd’hui la Turquie au Conseil de l’Europe et au sein de l’OTAN. Comme souvent en politique, le problème ce ne sont pas les moyens. Les moyens nous les avons, c’est la volonté qui manque.
La source — parlement_europeen
↗ https://www.europarl.europa.eu/doceo/document/CRE-9-2020-11-24_FR.html
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Dans la séance, autour de cette prise de parole

(La prise de parole ci-dessus)