– Madame la Présidente, bonjour à tous de Strasbourg, le siège du Parlement européen, où je me trouve aujourd’hui.
Mois après mois, la Turquie de M. Erdoğan provoque l’Union européenne et ses États membres, attise tous les conflits de notre voisinage, de la Libye à l’Arménie, et viole les résolutions de l’ONU en Méditerranée orientale et aujourd’hui à Famagouste.
L’indulgence européenne a trop duré. J’avais rappelé ici même il y a quelques semaines que, quand un État membre subit des atteintes flagrantes à sa souveraineté, nous lui devons pleine solidarité et pas médiation. Il ne peut pas y avoir de médiation neutre. Il peut y avoir un dialogue, mais la médiation neutre ne peut pas avoir lieu avec un tel provocateur vis-à-vis de l’Union européenne. Bien sûr, la Turquie est et restera un grand pays et un grand voisin avec ses intérêts propres, qui ne coïncident pas toujours avec les nôtres. Nous avons d’autres voisins problématiques qui ont d’ailleurs beaucoup à faire avec la Turquie, également.
Mais la diplomatie doit aider à trouver des compromis raisonnables. Où est la volonté de compromis raisonnable à Ankara? Il n’y a que répétition de provocations agressives. Il faut aussi avoir la lucidité de voir qu’aujourd’hui les revendications d’Erdoğan vont bien au-delà de postures nationalistes traditionnelles. Il y a aussi dans cette agitation permanente une forte dimension idéologique, une inspiration islamiste que nous ne pouvons pas ignorer. Ceci est profondément incompatible avec nos valeurs, notre vision du monde et notre mode de vie. Ce constat doit donc nous amener à prendre des sanctions ciblées, mais également à mettre fin au mythe de la possible adhésion turque à l’Union européenne, qui est un jeu de dupes dangereux.
La source —
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
(La prise de parole ci-dessus)
– Madame la Présidente, lors de sa visite à Chypre, le 15 novembre dernier, le président turc a clairement assumé une position hostile, mais désormais récurrente du fait accompli. Sur ce dossier, comme sur tous les autres où se pose la main de l’islamiste Erdoğan, nous commettons une erreur en ne convoquant pas...
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