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25 novembre 2020 · Parlement européen · hémicycle Séance
– Monsieur le Président, le dogmatisme d’une majorité du Parlement européen a porté ses fruits: le budget européen et le plan de relance sont bloqués. Vous avez voulu les conditionner au respect du prétendu état de droit? Eh bien, vous avez le résultat. Trop heureuse d’avoir là une occasion d’étendre ses prérogatives, la Commission s’est fait le relais de cette idée afin de pouvoir punir les nations récalcitrantes. Décidément, c’est devenu une véritable obsession. Bruxelles porte l’entière responsabilité de cette crise politique, mais voudrait évidemment rejeter la faute sur Varsovie et sur Budapest. Eh bien, moi, je tiens à saluer la constance et le courage de la Pologne et de la Hongrie, qui refusent cette clause scandaleuse dont on sait très bien qu’elle donnerait lieu à un chantage permanent et qu’elle n’est évidemment pas une nouvelle règle générale, mais une persécution délibérée et ciblée contre deux États membres. Que les choses soient claires: conditionner l’accès aux fonds, auxquels ces pays ont droit, aux diktats et aux lubies de Bruxelles, c’est purement et simplement inacceptable. Oui, les peuples européens ont le droit de refuser la submersion migratoire qui vise, je cite, à remplacer les populations vieillissantes, comme l’a encore souhaité la semaine dernière la commissaire Johansson. Oui, les peuples d’Europe ont le droit de refuser les exigences communautaristes et le progressisme qui déconstruit tout ou encore l’influence délétère des libéraux mondialistes, qui voient uniquement les intérêts financiers contre l’économie réelle. Oui, les peuples d’Europe ont le droit de refuser l’ingérence étrangère, celle de l’Islam politique ou encore des réseaux de George Soros. Oui, les peuples d’Europe, à travers leurs gouvernements élus et souvent d’ailleurs réélus ont le droit de se doter des institutions politiques et judiciaires qui leur semblent les meilleures pour préserver leurs intérêts. C’est cela que moi j’appelle l’état de droit. La Hongrie et la Pologne ont raison de défendre leur souveraineté, de faire respecter le droit des peuples non seulement à décider pour eux-mêmes, mais également à demeurer eux-mêmes. Au lieu d’être la simple hiérarchie des normes juridiques, l’état de droit est dans votre bouche un concept de plus en plus vaste et vague, s’étendant à des domaines où les États sont pourtant souverains, comme la justice, la santé, l’éducation ou la famille. Cet état de droit, c’est vous qui le bafouez. Vous n’avez aucune légitimité pour dicter aux nations et aux peuples la façon dont ils doivent vivre. Les exigences des institutions européennes violent l’esprit même des traités européens, vous êtes passés de la devise «unie dans la diversité» à «centralisée dans l’uniformité». L’enjeu n’est rien moins que la mise en place d’un gouvernement des juges contre la volonté des peuples. La Pologne et la Hongrie doivent tenir bon.
La source — parlement_europeen
↗ https://www.europarl.europa.eu/doceo/document/CRE-9-2020-11-25_FR.html
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Dans la séance, autour de cette prise de parole

– Monsieur le Président, Madame la Présidente, chers collègues, en mai dernier, le journal Libération titrait déjà: l’Europe à fond la caisse avec ses 750 milliards d’euros affichés en grand. Et vous êtes, Madame la Présidente, sur cette une qui a fait le tour de la France, je peux vous le garantir. En juillet... Lire ▸
(La prise de parole ci-dessus)