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25 novembre 2020 · Parlement européen · hémicycle Séance
– Madame la Présidente, le Conseil a mis à son ordre du jour de la prochaine session la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent. Mais, Madame la Présidente de la Commission, nous n’aurons jamais le courage de combattre l’ennemi qui nous attaque, si nous n’avons même pas le courage de le nommer. Le professeur Samuel Paty, les fidèles de Notre-Dame de Nice, les récentes victimes de l’attentat de Vienne n’ont pas été victimes d’un vague extrémisme anonyme, mais d’une idéologie claire: l’islamisme. Et nommer les choses n’est pas superflu, c’est la condition pour pouvoir agir enfin efficacement parce que, pour mettre fin au terrorisme, il faudra évidemment améliorer notre coopération en matière de sécurité et de justice, mais il faut accepter enfin de mener un combat idéologique. L’islamisme attaque ce que l’Europe a trop souvent renoncé à défendre: notre civilisation, nos principes, une certaine manière de vivre, de délibérer et de transmettre. Bref, toutes les polices d’Europe, malgré leur dévouement, n’empêcheront pas la violence de frapper si nous n’avons rien fait en amont pour lutter contre l’emprise de cette idéologie, en particulier chez les plus jeunes. La Commission veut vraiment être réduite à envoyer ses condoléances, attentat après attentat? Alors il ne sert à rien de s’indigner dans le vide contre un extrémisme violent, il faut commencer par ne plus être complices de cette idéologie, par cesser de financer des associations inspirées par les Frères musulmans qui propagent, avec des fonds européens, la haine qui fera demain d’autres victimes innocentes, par cesser de subventionner des dirigeants islamistes, comme Erdoğan, quand il s’attaque encore tout récemment à Chypre, par cesser de fermer les yeux – et je me tourne vers vous, chers collègues, dans ce Parlement qui se dit si attaché à l’état de droit –, sur le fait que dans bien des quartiers de nos pays, la chape de plomb d’un Islam intégriste a remplacé l’autorité de nos démocraties. Il faut mettre fin à notre déni sur le plan migratoire, tant d’attentats auraient été évités si personne n’avait pu entrer en Europe s’il n’y avait été autorisé légalement. À ce compte-là, et à ce compte-là seulement, nous pourrons réussir le défi de reconstruire l’unité de nos sociétés autour de principes communs et alors nous aurons réellement travaillé contre la violence en luttant contre l’islamisme qui la nourrit aujourd’hui.
La source — parlement_europeen
↗ https://www.europarl.europa.eu/doceo/document/CRE-9-2020-11-25_FR.html
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(La prise de parole ci-dessus)