par écrit. – L’intransigeance algérienne face à la polémique de Charlie Hebdo reflète l’état déplorable des libertés fondamentales dans ce pays. Le cas de Yacine Mebarki – condamné à dix ans de prison pour «offense à l’islam» – en est encore plus symptomatique que celui du journaliste Khaled Drareni, sanctionné pour sa couverture des mouvements du Hirak. Hélas, il est des États de par le monde où le blasphème tombe sous le coup de la loi. Et où, comme en Algérie depuis 2006, le «prosélytisme» auprès des Musulmans est passible de deux à cinq ans de prison. Ce deux poids deux mesures est d’ailleurs permanent. Le Département d’État américain notait ainsi dans son rapport de 2019 qu’alors que des églises chrétiennes subissaient un regain de sévérité, certaines obligations incombant aux imams étaient quant à elles assouplies. Ainsi, à l’heure où le procès en «islamophobie» fait rage contre la France, rappelons-nous que nous comptons parmi les rares États dans le monde où les libertés de conscience et de culte ne sont pas que des vains mots.
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
– Madame la Présidente, la liberté de la presse est un principe essentiel dans un état de droit, je l’avais déjà rappelé ici dans le cadre de la détention d’Ahmet Altan en Turquie.
Ce principe de liberté existe sur le papier en Algérie, car la loi interdit de détenir un journaliste en exercice. Mais ce principe...
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(La prise de parole ci-dessus)