au nom du groupe ID. – Monsieur le Président, nos petites et moyennes entreprises sont au cœur des économies de nos nations européennes. Elles représentent plus de 50 % des importations internes à l’Union européenne. Elles sont les premiers pourvoyeurs d’emplois au sein des pays de l’Union. Elles disposent de savoir-faire qui sont souvent un héritage ancien transmis de génération en génération. Elles sont aussi en pointe pour l’innovation, et les PME françaises, notamment, en sont un exemple extraordinaire.
Ce patrimoine constitué par nos PME doit être conservé et protégé et nous devons en faire la promotion. Malheureusement, ces trésors d’expérience et de créativité se heurtent à la politique de la Commission: soutien incessant aux grands groupes, création permanente de normes administratives et techniques toujours plus contraignantes, contraintes juridiques absurdes, comme l’interdiction faite aux États d’avoir une politique volontariste, sous peine de contredire la sacro-sainte règle de la concurrence libre et non faussée au sein du marché européen. Voici quelques-uns des innombrables obstacles auxquels doivent faire face ces forces vives européennes. Les résultats de cette politique sont catastrophiques.
Ainsi l’exemple de Photonis, PME française spécialisée dans le matériel militaire de pointe, innovante aussi en matière de tests contre l’épidémie de COVID à laquelle nous faisons face, déjà vendue aux Américains, sans que la France ait pu mettre en place une politique protectionniste et nationale sur ces savoir-faire pourtant essentiels à notre souveraineté. Un Small Business Act à la française permettant de privilégier nos entreprises plutôt que celles de l’étranger aurait permis d’éviter une telle dérive. La crise en accentue la nécessité. Arrivés au pouvoir en France, nous le ferons.
Cette crise, entraînée par des restrictions souvent incompréhensibles de nos gouvernants, affecte durement ces entreprises. En France, on estime à 10 % le risque de défaillance des PME. L’Europe se vide de ses forces vives, préférant la mobilité constante à la solidité enracinée, un monde hors-sol à des savoir-faire nationaux. Sans protection à ses frontières, elle a livré les pays membres à une concurrence déloyale. Il nous faut urgemment retrouver, sur ce terrain aussi, notre souveraineté.
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