– Madame la Présidente, l’Union européenne espérait en 2009 que ce Partenariat oriental, qui comprend notamment l’Azerbaïdjan, permette l’établissement des valeurs communes que sont la démocratie, l’état de droit et le respect des droits de l’homme. Ce cercle d’amis, comme le souhaitait l’ancien président de la Commission Romano Prodi, devait voir le jour grâce aux vertus miraculeuses du libre- échange.
Aujourd’hui, l’Azerbaïdjan et son président occupent par la force un territoire que l’histoire a voulu arménien, et chaque jour qui passe apporte son lot de massacres, de pillages commis par les troupes et miliciens azéris. Le président turc Erdoğan, conquérant et belliqueux, peut affirmer sans honte que la lutte historique de l’Azerbaïdjan contre l’Arménie n’est pas terminée.
Il est temps, Madame, de suspendre au plus vite la totalité des avantages accordés à l’Azerbaïdjan dans le cadre de notre politique étrangère, à commencer par l’accord de facilitation en matière de délivrance de visas. Si l’Europe est tant préoccupée par ses intérêts gaziers, raison pour laquelle elle refuse de hausser le ton, qu’elle défende donc courageusement ses États membres en Méditerranée orientale face aux agressions répétées de la Turquie.
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
(La prise de parole ci-dessus)