– Madame la Présidente, les exactions du groupe islamiste al-Chabab au Cabo Delgado s’inscrivent dans une vague de terreur qui, de l’Afrique au Moyen-Orient, réprime avec férocité les communautés chrétiennes.
Partout, les conséquences en sont les mêmes: la fermeture des écoles, qui hypothèque l’avenir des jeunes générations, et le devenir incertain de milliers de déplacés internes. Comme je le répète inlassablement, ils seraient plus de 300 000 dans cette région du Mozambique.
En jeu également, le rebond économique de l’Afrique. Dans un monde miné par la crise sanitaire, au Cabo Delgado, ce n’est pas seulement le projet titanesque d’exploitation du gaz naturel liquéfié, essentiel à toute la région, et notamment au département de Mayotte, qui s’en trouve compromis, mais également des activités traditionnelles comme la pêche ou la culture de noix de cajou.
Reste qu’il serait prématuré d’évoquer une quelconque intervention européenne sans d’abord faire jouer l’intégration régionale. Du gouvernement mozambicain à la Communauté de développement de l’Afrique australe, en passant par l’Union africaine, il incombe à l’ensemble des responsables de ce continent de démontrer dans les faits sa capacité de riposte.
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(La prise de parole ci-dessus)