– Monsieur le Président, cher Josep Borrell, il y a 25 ans, le processus de Barcelone fixait des ambitions élevées au partenariat euroméditerranéen. Vingt-cinq ans plus tard, son anniversaire se tient dans une relative discrétion. Pourtant, les efforts ont été accomplis, des projets menés à bien. Mais la situation actuelle appelle à la fois à la modestie et à une détermination renforcée.
À la modestie, car notre mer commune est traversée par les crises. L’enthousiasme des printemps arabes est souvent retombé, les droits humains sont trop fréquemment bafoués, la place des femmes insuffisamment reconnue. La tragédie syrienne, la crise libyenne, les tensions au Liban et en Méditerranée orientale se déroulent à quelques encablures de l’Europe. Nous devons faire plus et faire mieux.
Les crises au sud de la Méditerranée ont toutes des conséquences en Europe. Nous avons profondément intérêt à plus de démocratie, plus de stabilité, plus d’échanges entre nos sociétés civiles. Le Conseil européen vient de le relever. Alors, Monsieur le Haut représentant, je vous le demande: retrouvons l’esprit de Barcelone, dont je ne doute pas qu’il soit cher à votre cœur. Que nous soyons du nord ou du sud de la Méditerranée, nous n’avons pas seulement une histoire en partage, nous avons un destin en commun.
La source —
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
(La prise de parole ci-dessus)
– Monsieur le Président, Monsieur le Haut représentant, chers collègues, le constat est sévère en cet anniversaire. L’approche dite «pragmatique» de l’Union européenne est déplorable.
Avec 60 000 détenus d’opinion et un taux de pauvreté qui a bondi de près de 30 % depuis 2015, l’exemple égyptien est douloureux. Il...
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