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17 décembre 2020 · Parlement européen · hémicycle Séance
par écrit. – Il est consternant que d’aucuns, en France, se soient indignés de la visite à Paris du président égyptien Abdel Fattah al-Sissi, puisque ce dernier a été élu à la suite du renversement de son prédécesseur Mohamed Morsi, proche des Frères musulmans. Par ailleurs, Abdel Fattah al-Sissi a grandement contribué à l’amélioration de la condition des coptes égyptiens. En témoigne l’inauguration en janvier 2019 d’une impressionnante cathédrale de la Nativité dans la nouvelle capitale administrative égyptienne, ou encore la forte augmentation du nombre de candidats coptes aux élections parlementaires de 2020. Ces symboles forts d’œcuménisme ne sauraient être ignorés, à l’heure où, au Proche et Moyen-Orient, et même en Afrique subsaharienne, les communautés chrétiennes semblent être progressivement rayées de la carte. Au point que, dans un rapport remis à l’ex-ministre britannique des affaires étrangères, le terme de «génocide» n’était plus tabou. Ces actes doivent donc être pris en compte dans l’appréciation de ce régime, alors que la lutte contre l’islamisme occupe tous les esprits.
La source — parlement_europeen
↗ https://www.europarl.europa.eu/doceo/document/CRE-9-2020-12-17_FR.html
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(La prise de parole ci-dessus)