auteur. – Madame la Présidente, le cas de Nasrin Sotoudeh souligne l’extrême précarité de la condition féminine dans tant de pays de par le monde, où la charia est élevée au rang de loi.
En effet, le scandale de cette avocate condamnée à 38 ans de prison, notamment pour s’être montrée sans hijab, n’est pas spécifique à l’Iran. En témoigne le procès, cette semaine, devant un tribunal spécial contre le terrorisme, de l’activiste féministe saoudienne Loujain Al-Hathloul après deux ans d’une détention ponctuée, selon ses proches, de mauvais traitements et d’humiliations. Ce scandale n’aura toutefois pas empêché l’Arabie saoudite d’accueillir le mois dernier le sommet virtuel du G20, illustrant le double discours permanent des puissances occidentales en matière de droits fondamentaux et de cause féminine.
Si le débat de ce jour a un seul mérite, c’est de rappeler qu’à l’heure où l’on accable d’un mauvais procès en islamophobie quiconque rejette certaines pratiques d’un autre âge, les libertés les plus élémentaires des femmes ne relèvent, hélas, pas partout de l’évidence.
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