– Madame la Présidente, Monsieur le Vice-président de la Commission, évidemment, nous votons ces mesures d’urgence pour la pêche et pour le transport. Ceci dit, pour la pêche, c’est sans vraiment rien attendre de ces mesures, car si elles sont mieux que rien, elles ne résolvent rien. Et si malheureusement elles étaient activées, elles nous placeraient dans une situation où le Royaume-Uni déciderait quasiment au cas par cas de qui va pêcher dans ses eaux et quoi, sans visibilité pour les pêcheurs européens.
Et c’est cela que nous devons précisément éviter: une situation de négociation permanente. Une situation où tout un secteur industriel serait privé de la visibilité indispensable à sa vie, à sa survie. Nous venons de le vivre pendant ces trois dernières années, et des investissements n’ont pas été faits dans ce secteur, le secteur de la pêche, qui en a pourtant besoin.
Tenir la position d’un accord durable, équilibré et de long terme: c’est ce que Michel Barnier a porté. Demain, une nouvelle page s’ouvrira. Il nous faudra tenir toujours et encore cette position. En cas de non-accord, ces mesures d’urgence ne devront pas durer éternellement, et c’est pour cela qu’elles ont une fin. Quoi qu’il arrive, nous ne pouvons pas nous mettre dans une situation où ce qui est valable un jour serait remis en cause du jour au lendemain, au bon vouloir de nos amis britanniques. Redonnons de la visibilité à ce secteur.
La source —
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
– Madame la Présidente, nous voilà donc dans la dernière ligne droite de cette négociation. Plus que dix jours avant l’échéance, plus que quelques heures utiles.
Dans un moment si critique, en ayant suivi nos débats, je ne comprends pas que certains soient encore accrochés ici à des discussions théoriques et...
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(La prise de parole ci-dessus)