– Madame la Présidente, Madame la Commissaire, Madame la Ministre, chers collègues, je crois que le message du Parlement européen tient en deux éléments clés.
Le premier, c’est le soutien au processus européen. Je le dis à la gauche allemande comme à la droite française, comme à l’extrême droite qui s’expriment ici sur ces bancs: imaginez quel chaos ce serait si nous avions 27 contrats différents, 27 prix différents, 27 conditions d’accès différentes, 27 calendriers de date de démarrage de la vaccination différents. Ce serait le chaos complet, est-ce que c’est vraiment ça l’Europe que vous voulez? Si c’est le cas, assumez-le mais nous, nous sommes fiers de ce processus européen unique, partagé et solidaire.
Mais le deuxième message que je vous fais passer fortement, Madame la Commissaire, c’est l’exigence de transparence. Vous avez cru répondre à la demande du Parlement européen qui existe depuis le mois de septembre dernier, vous avez cru pouvoir répondre en donnant l’accès à un contrat, parce qu’un seul laboratoire l’a accepté jusqu’à présent, à un contrat partiel dans lequel des informations clés ne sont pas présentes. J’ai vu ce contrat, j’ai même été le premier député européen à voir le contrat CureVac.
En ce qui concerne la responsabilité juridique – qui serait responsable en cas de problème? – sur six paragraphes, deux ne sont pas lisibles, ils sont biffés. Comment voulez-vous qu’en tant que représentants des Européens, nous puissions nous satisfaire de cette transparence partielle? Nous voulons une transparence totale sur quelques éléments clés, non pas sur les clauses qui seraient protégées par le secret des affaires, mais sur les éléments clés qui méritent d’être dans le débat public.
Mais il y a aussi d’autres éléments de la transparence et je crois que cela a été rappelé par Mme la ministre du Portugal, présidente en exercice du Conseil, et je tiens à saluer cette demande. La demande vis-à-vis des États membres pour publier le nombre de doses auquel ils ont droit contractuellement, pays par pays, mois par mois, de façon à ce que l’on puisse savoir exactement, qu’on ait un débat public informé pour savoir quel sera le rythme de la vaccination.
Bien évidemment, encore faut-il que ces vaccins soient produits, ça c’est un autre sujet, mais au moins, contractuellement, nous saurions quels sont les engagements, mois après mois, pays après pays, pour éviter les rumeurs, les fausses polémiques et les fausses informations.
La source —
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(La prise de parole ci-dessus)