– Madame la Présidente, Monsieur le Haut-représentant, chers collègues, aujourd’hui Vladimir Poutine a peur, non pas de l’Europe ou des États-Unis, mais d’un simple citoyen russe ayant pour seules armes son courage et ses comptes YouTube ou Instagram.
L’arrestation pathétique d’Alexeï Navalny révèle une fois de plus la nature tyrannique du régime de Poutine. Alors bien sûr, dans cette enceinte, ses petits télégraphistes d’extrême droite, de l’AFD au rassemblement national, viendront encore le défendre ici même. C’est pour cela qu’ils sont payés. Mais leurs électeurs doivent le savoir: voter pour eux, ce n’est pas voter pour la souveraineté des nations, c’est voter pour la soumission à ces tyrannies étrangères.
Alors, chers collègues, souvenons-nous des mots prononcés dans ce Parlement par M. Navalny lui-même. Si vous voulez, nous dit-il, nous aider à combattre ce régime, alors sanctionnez les oligarques qui dépensent chez vous l’argent qu’ils volent chez nous. Faisons-le enfin, passons des mots aux actes, montrons qu’on ne peut pas à la fois violer les droits humains à Moscou et dépenser son argent à Courchevel ou sur la Côte d'Azur. Soyons dignes, ici, du courage des démocrates russes, là-bas.
La source —
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
(La prise de parole ci-dessus)