– Monsieur le Président, Madame la Présidente, chers collègues, parlons clair. Si vos propositions sont bienvenues, elles restent insuffisantes parce qu’elles ne changent en effet pas de logique. Crise écologique, crise sociale et économique sont liées. C’est une crise systémique que nous vivons. Il faut en tirer les conséquences plutôt que de faire perdurer la logique qui nous a conduits dans le mur.
Une partie des dettes publiques devrait être annulée au profit du financement de la transition écologique. Mais vous balayez d’un revers de main cette proposition qui permettrait de mobiliser jusqu’à 2 500 milliards d’euros au motif que ce serait illégal, ce que ne disent pas les traités.
Par ailleurs, au nom de la neutralité du marché, vous persistez à financer, à travers vos programmes d’achats, des activités climaticides, dont les énergies fossiles. Cela doit cesser. Chaque euro dépensé dans cette voie est un euro funeste. Ayons l’audace d’intégrer la sauvegarde du climat dans le mandat de la BCE. C’est d’ailleurs une urgence pour préserver les banques elles-mêmes du risque prudentiel, et donc aussi social, constitué par le dérèglement climatique.
Si vous ne vous occupez pas du climat, le climat vous rattrapera. La neutralité carbone doit désormais guider l’ensemble de vos actions.
La source —
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
– Monsieur le Président, Monsieur le Vice-président, Madame Lagarde, chers collègues, la BCE détient près de 3 800 milliards d'euros d'actifs issus des différents programmes de rachat de dette qui sont de puissants soutiens à l'économie carbonée. Sur les 242 milliards d'euros d'actifs privés détenus par la BCE, 63...
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(La prise de parole ci-dessus)