au nom du groupe ID. – Madame la Présidente, j’entends trop rarement que le trafic d’êtres humains est un fléau souvent ‒ et aussi ‒ lié à la question migratoire. Pourtant, nous avons tous à l’esprit les images de marchés aux esclaves en Libye, comme les témoignages de migrants abandonnés au milieu du désert ou de la mer par des passeurs criminels.
Nous avons le devoir d’en finir avec ces réseaux de trafiquants qui, au prétexte de la misère, se développent grâce aux politiques d’immigration massive que vous mettez en place. Et le pacte migratoire que la Commission européenne propose va incontestablement encourager ces réseaux de criminels et permettre aux ONG d’être à l’abri de toute poursuite lorsqu’elles organiseront parfois des sauvetages main dans la main avec les trafiquants. Pire, en instaurant le principe d’accueil obligatoire sur le sol européen des migrants récupérés en mer, vous encouragez les passeurs à abandonner toujours plus les migrants en Méditerranée!
Alors, je vous exhorte à corriger ce pacte et à cesser d’être les complices indirects de ces trafiquants. C’est en reprenant le contrôle de nos frontières et en régulant nos flux migratoires que nous combattrons les trafics parallèles d’êtres humains. Moins d’immigration, c’est moins de trafic. Une majorité des peuples européens aspirent à cette politique de bon sens, mais l’Union européenne, comme à son habitude, aspire toujours au contraire.
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