– Madame la Présidente, nous sommes au XXIe siècle et c’est toujours la même vieille rengaine: les hommes décident, les femmes trinquent. Des hommes polonais ont donc décidé que les femmes polonaises n’auraient plus le droit d’avorter. Voici résumée en une phrase la bonne vieille oppression patriarcale.
Chaque année, 100 000 Polonaises avortent clandestinement. Chaque année, 100 000 femmes, au cœur même de l’Union européenne, mettent en péril leur vie – 100 000 aujourd’hui, plus encore demain.
Madame la Commissaire, vous avez les moyens d’agir. Agissez! Financez l’accès à l’avortement dans les pays voisins pour les Polonaises qui le souhaitent.
Et nous, chers collègues, montrons que l’Europe défend ses citoyennes. Reprenons cette belle idée de Gisèle Halimi, la clause de l’Européenne la plus favorisée. Harmonisons nos législations par le haut pour les lois qui touchent à la vie des femmes.
Des centaines de milliers de Polonais et de Polonaises manifestent dans les rues. Ils sont l’honneur de l’Europe. Ils nous regardent. Soyons dignes d’eux!
La source —
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Dans la séance, autour de cette prise de parole
– Madame la Présidente, depuis le 27 janvier, le droit à l’avortement en Pologne est de fait illégal. Depuis le 22 octobre, des femmes et des hommes manifestent contre cette décision. Je dis bien des femmes et des hommes, car même si l’on parle avant tout du droit pour chaque femme à disposer de son corps comme...
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– Madame la Présidente, l’interdiction de fait de l’avortement en Pologne... La nécessité d’un nouveau débat sur l’IVG en Pologne est consternante, mais que personne ne croie que nous rendrons les armes. Nous resterons en alerte et vigilants.
Après les menaces qui pesaient sur le droit à l’avortement dans ce pays,...
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(La prise de parole ci-dessus)