– Madame la Présidente, Madame la Présidente de la Commission, chers collègues, nous avons cherché à prendre de vitesse le virus, mais on voit que le virus va plus vite que nos technologies. Résultat: là où les premiers essais cliniques des vaccins ont commencé, les variants se multiplient et déjouent l’efficacité que nous attendions des vaccins.
Les mutations vont continuer. Le vivant innove plus vite que les biotechnologies. Cela montre l’impasse de la stratégie vaccinale européenne actuelle, qui a massivement misé sur les nouveaux types de vaccins génétiques. Ce qui veut dire qu’il faudra augmenter la recherche sur des vaccins peut-être plus traditionnels, pour augmenter l’immunité qu’ils peuvent provoquer, et surtout développer les infrastructures sanitaires nationales.
Il faut de toute urgence renforcer le séquençage du virus et développer des tests rapides et fiables, notamment salivaires, capables d’identifier les variants afin de mieux suivre leur propagation.
Madame la Présidente, dans ces conditions, comment pensez-vous réorienter la stratégie vaccinale en Europe?
Enfin, on parle beaucoup de transparence, mais vous n’avez toujours pas publié les contrats passés avec Pfizer et Moderna. Nous voulons aussi l’accessibilité des données au niveau des essais cliniques, d’autant plus que ces contrats sont accessibles aux États-Unis et pas en Europe.
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